Faire la différence, tant sur le plan environnemental que sur le plan social
Mais comment y arriver ? La réponse est venue d’elle-même : en intégrant des personnes ayant un trouble de l’autisme et/ou une déficience intellectuelle chez Uni-Recycle. Depuis le tout début, les fondateurs de l’entreprise, Philippe Gignac et Mikee Gervais, ont le désir de faire cette différence, et ils la concrétisent.
Alors, on vous fait le portrait de cette belle histoire…
Tout a commencé en 2020, lorsque Philippe, PDG d’Uni-Recycle, a appelé le centre de services scolaire du Chemin-du-Roy, qui nous ont référés au CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec. C’est à ce moment que nous avons fait la connaissance de Julie Bergeron, qui intégrait des personnes avec un trouble de l’autisme et/ou une déficience intellectuelle dans les milieux de travail, en stage.
En mai 2021, nous avons commencé par intégrer un tout premier stagiaire chez Uni-Recycle : Patrick Martel. Avant de se joindre à nous, il travaillait 3 jours par semaine dans un magasin. Du jour au lendemain, après 16 ans dans cette entreprise, Patrick a perdu son milieu de stage en raison de la pandémie. Il était donc à la recherche d’une prochaine expérience de stage qui lui permettrait de continuer à évoluer dans un milieu de travail. Dès le moment où il a fait son entrée dans l’équipe, Patrick a été apprécié par tous. On lui a confié des tâches de démantèlement en commençant, mais à ce jour, il est en mesure d’accomplir plusieurs tâches diversifiées.
Récemment, le statut de Patrick a changé : il n’est plus stagiaire, mais employé! Il a été embauché officiellement, et ce, 100% sans subvention. Nous sommes fiers de ce bel accomplissement, et Patrick aussi!

Un impact important, mais à quel point ?
Suite à ce stage qui s’est révélé un réel succès pour tous, Philippe et Mikee souhaitaient en faire encore plus. C’est à ce moment qu’ils ont décidé d’aller de l’avant pour collaborer avec le centre de jour pour intégrer Gabriel Harnois en 2021. Avec l’aide d’une éducatrice spécialisée à ses côtés, Gabriel arrivait à démonter un ordinateur par semaine. Et, bien que cela peut paraître peu, ce n’était pas la performance qui comptait, mais plutôt l’impact dans la vie de Gabriel qui, lui, était énorme.
Le jeune homme avait deux rêves : avoir un travail et se faire une copine. Son histoire a énormément touché Philippe et Mikee, car elle montre à quel point il est important de laisser une chance égale à tout le monde et de permettre aux gens de s’intégrer, se sentir considérés. Et ça, c’est tout sauf banal.

Suite à des complications avec sa maladie, Gabriel avait le souhait de venir visiter le siège social de l’entreprise et de venir voir ses collègues. Nous l’avons donc chaleureusement accueilli pour une visite afin de réaliser ce dernier souhait. Malheureusement, en octobre 2021, peu de temps après sa visite, Gabriel est décédé.
Philippe et Mikee seront toujours très reconnaissants du passage de Gabriel chez Uni-Recycle. Son histoire a teinté la suite des démarches des deux fondateurs d’Uni-Recycle, qui souhaitaient continuer d’avoir un impact positif dans la vie des gens en contribuant à leur développement personnel, et en les aidant à réaliser leurs rêves.
Le désir d’en faire toujours plus, mais par quel moyen ?
Suite a cette histoire inspirante, Julie Bergeron du CIUSSS MCQ s’est jointe à notre équipe par conviction. Elle sentait que la vision de Philippe et Mikee était sincère et elle se retrouvait beaucoup dans les valeurs de l’entreprise. L’arrivée de Julie a permis de planifier les prochaines étapes pour intégrer de nouvelles personnes chez nous. Voilà, c’est ainsi que le plateau de travail Uni-Recycle a vu le jour en juillet 2021!
Quelques années plus tard, en 2024, Julie a contacté Martin Caouette, professeur chercheur à la Chaire Autodétermination et Handicap | UQTR, afin de nous joindre à un groupe de chercheurs de différents domaines dans le cadre d’un projet de conception de papier ensemencé. Suite à cette rencontre, Monsieur Caouette nous a parlé de son projet de recherche : une collaboration avec la Fondation famille Jules-Dallaire, visant à intégrer en emploi des personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme et/ou une déficience intellectuelle.
Un projet porté par la Chaire Autodétermination et Handicap | UQTR, avec une approche concrète, humaine et transférable à d’autres milieux de travail… Évidemment qu’Uni-Recycle voulait y participer !

Mais comment concrétiser le projet ?
La réponse : en devenant entreprise pilote afin de tester un modèle d’intégration en emploi qui pourrait éventuellement être implanté dans d’autres organisations désireuses de s’engager dans des pratiques inclusives.
« Avec un peu d’ouverture de la part des entreprises et une bonne intégration, je crois que ça peut créer un maillage parfait, et au final, tout le monde y gagne! » – Philippe Gignac
Le projet s’est déployé en plusieurs étapes, en commençant par une formation coconstruite par la Fondation famille Jules-Dallaire et la Chaire Autodétermination et Handicap | UQTR. Julie Bergeron a animer les ateliers de la formation, donnés sur plusieurs semaines, afin d’outiller tous les employé(e)s de l’entreprise pour favoriser l’intégration des personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme et/ou une déficience intellectuelle.
Maintenant, nous voilà, un an après la prise de contact avec Martin Caouette, avec non seulement un plateau de travail, mais aussi un tout nouveau département inclusif dans le cadre du projet.

Comment assurer le bon déroulement ?
Les personnes travaillent notamment à l’effacement sécuritaire des données de téléphones cellulaires. Les postes sont soigneusement adaptés en fonction des forces et des besoins de chacun, par exemple à l’aide de supports visuels ou d’outils de travail adaptés. Un suivi par un intervenant est également assuré tout au long du parcours.
L’objectif est clair : favoriser une intégration durable et significative dans le milieu du travail, tout en créant un environnement où chacun peut s’épanouir et contribuer à sa manière.
Un bel exemple de cette approche est celui de Mathis St-Hilaire. Anciennement dans l’équipe de l’entrepôt, il a été repéré par Julie pour assumer un rôle de mentor afin de favoriser l’intégration des personnes ayant une déficience intellectuelle et/ou un trouble du spectre de l’autisme dans le nouveau département d’effacement des cellulaires. Un mentor est un employé existant de l’entreprise qui reçoit une formation pour accompagner au quotidien l’intégration et l’inclusion du travailleur.
Par son altruisme naturel, Mathis avait une réelle volonté d’aider et de s’impliquer pour faire une différence dans son milieu de travail. Son objectif est de faciliter l’intégration de la nouvelle équipe au sein d’Uni-Recycle.
« Mathis a été repéré pour ce poste grâce à sa curiosité, son ouverture et son désir de faire changer les choses. » – Julie Bergeron
Comment réaliser le projet ?
Le recrutement des participants a été rendu possible grâce au Semo Mauricie (Service externe de main-d’œuvre), un organisme spécialisé dans l’accompagnement et le placement en emploi de personnes vivant avec des difficultés. Le SEMO joue un rôle clé en identifiant les bons candidats et en soutenant leur intégration. Le projet bénéficie aussi du soutien du programme PDC, un programme gouvernemental qui offre un appui financier aux entreprises engagées dans ce type de démarche, en collaboration avec le SEMO.
La recherche se poursuivra jusqu’en juin, moment où les résultats seront analysés et diffusés. L’objectif, à terme, est de partager le modèle développé afin qu’il puisse être reproduit dans d’autres entreprises souhaitant, elles aussi, contribuer à une société plus inclusive.
Collaboration inspirante et pleine de sens
Merci à tous ceux et celles qui ont cru en ce projet, merci d’avoir transformé tous les « comment ? » en solutions pour aller de l’avant dans cette collaboration inspirante. Nous tenons à souligner le soutien exceptionnel de l’équipe de recherche, dont l’accompagnement a été déterminant dans la réussite du projet, notamment Martin Caouette et Marie-Pier Ouellette, ainsi que l’ensemble de la Chaire Autodétermination et Handicap | UQTR.
Parce qu’innover, c’est aussi repenser notre façon d’inclure et de travailler ensemble. Ce beau projet incarne parfaitement les valeurs qui guident Uni-Recycle depuis maintenant 10 ans !

Pour en savoir plus…
- Visitez le site de la Chaire de recherche Autodétermination et Handicap
Visitez le site de la Fondation famille Jules-Dallaire - Apprenez-en davantage sur notre plateau de travail
- Écoutez l’épisode de En Vert et en Affaires » avec Martin Caouette
- Écoutez le mini documentaire sur le plateau de travail
Développer leur potentiel
Depuis novembre 2021, nous accueillons chaque semaine une trentaine de personnes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou une autre déficience. Grâce à une collaboration avec le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), nous avons mis en place un plateau de travail. Cet environnement structuré et bienveillant permet aux usagers qui le fréquentent de développer leurs compétences selon leur profil et leurs besoins spécifiques. On parle d’un espace unique dans lequel prône inclusion et respect.
Créer des opportunités
Les usagers s’intègrent progressivement au monde du travail. Cela renforce ainsi leur sentiment d’utilité et leur estime de soi. Cette initiative reflète notre engagement à contribuer activement à l’intégration sociale de personnes vivant avec divers diagnostics, en leur offrant des opportunités concrètes d’épanouissement et d’évolution.
« On a toujours voulu avoir un impact environnemental et social, puis un moment donné on trouvait que la partie sociale traînait un peu de la patte. Alors on s’est dit qu’on pourrait intégrer des personnes sur le spectre de l’autisme et en déficience intellectuelle avec le plateau de travail, directement chez Uni-Recycle. »
─ Philippe Gignac, président-directeur général chez Uni-Recycle
Respecter leur rythme
Le plateau de travail a pour objectif de briser l’isolement et de permettre aux personnes avec une déficience intellectuelle d’améliorer différentes capacités. Les tâches proposées par Uni-Recycle sont adaptées à leurs besoins grâce aux éducatrices spécialisées. De cette façon, il développe de nouvelles aptitudes, tout en contribuant concrètement au processus de l’entreprise. Chaque usager a le pouvoir d’évoluer à son rythme puisque le milieu n’exige pas de productivité.

Briser l’isolement
Pour les usagers, le plateau de travail représente une opportunité de socialiser et de gagner de l’autonomie. Deux éducatrices spécialisées du CIUSSS les accompagnent au quotidien afin de superviser la réalisation des tâches et d’assurer leur développement personnel. L’entente de service entre le CIUSSS et Uni-Recycle permet d’accueillir jusqu’à 17 usagers par jour.
Uni-Recycle souhaite que les personnes avec une déficience intellectuelle ou sur le spectre de l’autisme aient la même chance que tout le monde. En les incluant dans le processus, ils peuvent s’épanouir dans un environnement idéal, sans être marginalisé. Les usagers font tous face à une contrainte à l’emploi qui les empêche d’aller sur le marché du travail, mais grâce au plateau de travail et à l’accompagnement d’éducatrices spécialisées, ils sont en mesure de s’accomplir dans un environnement de travail optimal.
Il est assez inhabituel de penser au mot « gratuit » lorsque l’on entend le mot « service ». Cependant, ce n’est pas impossible. De règle générale, les services gratuits, ou quasi gratuits sont des services publics ou des organismes à but non lucratif. Mais, quelles sont leurs intentions réelles derrière leur service ? Aider de façon égalitaire, soutenir et/ou inciter un comportement.
Par exemple, l’OBNL ParticipACTION a comme but « d’inspirer et d’appuyer les Canadiens et Canadiennes à faire de l’activité physique […] ». En partant de ce principe, nous avons posé nos intentions par rapport au recyclage électronique et informatique. Chez Uni-Recycle nos intentions sont de rendre accessible le recyclage au plus grand nombre d’entreprises et de particuliers possible ainsi que de sensibiliser la population à cette cause. Maintenant, pensez-vous que le recyclage informatique et électronique est assez ancré dans nos habitudes ?
Quand on sait qu’en 2019, seulement 17% des déchets informatiques et électroniques ont été recyclés dans le monde, on comprend que la réponse est non.
D’où vient le problème ?
En effet, souvent ce qui bloque la population, c’est la complexité du processus de récupération. Pour se mettre en contexte, imaginez que vous n’ayez pas de bac de récupération à votre domicile. Vous déplaceriez-vous pour aller porter vos boites de carton et vos sacs de plastique à un point de recyclage ?
Certainement pas puisque qu’un grand nombre d’entre nous n’ont pas le temps nécessaire pour ce déplacement ou l’envie de se déplacer. En outre, selon une étude menée par Statistique Canada en 2008, nous pouvons voir qu’il y a eu une augmentation de l’accessibilité et de la participation au recyclage chez les ménages canadiens entre 1994 et 2006.
Cela s’explique par les programmes de sensibilisation ainsi que les actions mises en place par le gouvernement. D’ailleurs, voici une action que le Québec a faite :
«La Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008, publiée dans la Gazette officielle du Québec en septembre 2000, confirme l’engagement du Québec et sa volonté de passer à l’action, afin que nous puissions tous ensemble mettre en œuvre les moyens qui nous permettront de mieux protéger l’environnement et les ressources dont nous dépendons tous ».
Or, cet exemple concerne le recyclage classique, mais ça reste le même dilemme pour le recyclage de matériel informatique et électronique.
Notre solution
C’est pour cette raison que chez Uni-Recycle nous avons pensé à un processus de collecte directement en entreprise pour rendre plus accessible et simple le processus de recyclage de votre matériel électronique et informatique.
Nous partons du principe que le recyclage d’appareils informatiques et électroniques doit être promu et surtout être intégré dans le comportement de tous et chacun. Et ce, autant par les entreprises que par les particuliers.
En ce qui nous concerne, nous nous sommes focalisés sur un service aux entreprises, car ce sont elles les plus grosses productrices de déchets informatiques et électroniques. Cependant, elles sont les plus pénalisées par le manque d’accessibilité au recyclage électronique, dû au manque d’incitatifs et d’options. Or, faire payer les entreprises pour ramasser leurs appareils désuets, c’est en quelques sortes les pénaliser alors que celles-ci font déjà l’effort de s’occuper adéquatement de leurs déchets électroniques. En sens inverse, lorsque l’on offre un service gratuit et efficace aux entreprises, nous leur donnons l’occasion de se libérer de cette tâche assez compliquée à gérer (car les entreprises sont souvent déjà bien occupées).
De ce fait, en offrant un service gratuit, la compagnie aura plus tendance à avoir une vision positive du recyclage et de continuer sur cette bonne lancée.
Gratuit n’est pas synonyme de basse qualité
Ce n’est pas parce que notre service est gratuit que nous diminuons sa qualité. Au contraire, un bon service est primordial. Peu importe la quantité, l’emplacement, le poids et la récurrence, nous offrons un service professionnel qui répond aux besoins de l’entreprise. De ce fait, nous nous sommes donnés comme mission d’avoir un impact majeur pour l’environnement et la communauté grâce aux résultats de nos services de recyclage. Par ailleurs, pour mieux structurer la qualité des services, nous nous basons sur les 5 valeurs suivantes : durabilité, excellence, simplicité, innovation et responsabilité. En outre, nos efforts sont félicités, puisque nous maintenons depuis l’ouverture du commerce un avis Google de 5 étoiles.

De notre côté, nous souhaitons simplifier la tâche des entreprises à faire leur recyclage. Ainsi, nous offrons l’opportunité aux entreprises d’avoir un impact positif sur l’environnent en donnant une seconde vie à leurs marchandises désuètes.
Nous avons vu que les services gratuits agissent comme un incitatif pour certaines causes et peuvent donc les aider. Nous espérons que davantage d’entreprises s’en rendront compte et choisiront d’utiliser leurs ressources de la même manière. Selon vous, quelle cause mérite plus d’engagements de la part des entreprises ? Faites-le-nous savoir dans les commentaires ci-dessous.


